27.09.2006

D’autres tribulations avec un ex-futur-coloc…

Alors que j’ai assez de matière pour faire un petit millier de notes au sujet de mon coloc actuel, je dois ouvrir une parenthèse pour parler d’un ex-futur-coloc. Il s’agit en fait d’un mec dont j’avais visité l’appart pour une colocation éventuelle, un parfait inconnu qui m’avait contactée par le biais de petites annonces spéciales coloc. C’est assez drôle d’ailleurs, dans la mesure où ces annonces ressemblent fortement à leurs cousines dédiées aux rencontres, genre « JH, 28 ans hétéro, cherche colocataire H ou F, actif, non fumeur, aime lire, faire de la randonnée… ».

 

Toujours est-il que j’avais visité l’appart de ce mec, et qu’a priori l’appart se libérait trop tard pour moi. Je lui avais dit que je le rappellerais quand même (il n’avait pas mon numéro), histoire de lui dire où j’en étais de mes recherches. J’étais en retard de presque un mois dans ma promesse de rappel quand je reçus un mail de lui, disant qu’il avait trouvé une coloc, mais qu’il m’avait trouvée très sympa, aimerait bien me revoir, le tout assorti d’une quantité invraisemblable de points de suspension…

 

Sur ce je réponds peu ou prou « Pourquoi pas, tiens-moi au courant », et ne reçois pas de réponse pendant une dizaine de jours (premier mauvais point, parce que quand j’accorde à un homme ce genre de privilège, j’attends qu’il sorte le champagne, remercie les dieux, se prosterne à mes pieds en me remerciant de mon infinie bonté). Bref, je me demande pourquoi cet hurluberlu me relance pour ne pas répondre…

 

…jusqu’à dimanche où je reçois un mail commençant par « Coucou C… ». Avec le mauvais prénom. Un prénom souvent confondu avec le mien, certes, mais un autre prénom quand même. D’autant plus impardonnable qu’il avait commencé son précédent mail avec le bon prénom, et surtout qu’il est contenu dans mon adresse mail !! Il me propose de prendre l’apéro dans la semaine et me laisse son numéro. Je décide d’abord de ne pas répondre, puis lui renvoie son mail avec un simple changement d’objet disant « cherchez l’erreur… », pour voir comment il se raccroche aux branches…

 

Réponse presque immédiate ; « Oups, désolé, 06-00-00-00-00. » !!! Cet abruti, non content de n’avoir pas remarqué sa bévue, s’était aussi trompé de numéro de téléphone ! Après une bonne crise de fou rire, je lui renvoie « euh… il en reste une… ». Et là, il se réalise enfin son crime, et me présente ses plus plates excuses… Comme quoi je ne suis pas la seule à avoir deux hémisphères gauches !

 

Je n’ai pour l’instant ni répondu ni appelé… Je serais curieuse de le revoir, mais là quand même, ça fait beaucoup… Alors, à votre avis, pardonnable ou impardonnable ?

 

23.09.2006

Comment se compliquer singulièrement (et stupidement) la vie en dix leçons. Parce que sinon on s’emmerderait, hein. Chapitre premier.

Il y a un peu plus d’un an, je m’apprêtais à partir à l’autre bout du monde. Deux semaines avant le départ, je rencontre un garçon (évidemment...). Un homme presque idéal, drôle, sensible, intelligent, cultivé, et, cerise sur le gâteau, pilote de montgolfière. Coquille d’œuf dans le gâteau, je n’éprouve a priori pas de désir pour lui... Je le vois, revois, version amicalement ambiguë, sans pour autant avoir envie de pousser plus avant, c’était un peu bordélique dans ma tête, et franchement, le temps me manquait, même pour une petite aventure. Qui plus est, le garçon semblait trop romantique, et quand on veut partir à l’autre bout de la planète, c’est pas pour s’encombrer d’une relation à distance.

 

Toujours est-il que, quelques jours avant le départ, je passe une fin de soirée, puis un bout de nuit à me promener avec lui, jusqu’au moment où il me propose de venir chez lui. Et là, je bloque. Je me retrouve coincée entre la peur de passer à côté de quelque chose d’important, et le fait qu’il me fait toujours aussi peu envie... Résultat, je n’arrive pas à me décider, et le lui dis (bien sûr, je ne lui dis pas que je n’ai pas la moindre envie de faire des galipettes en sa compagnie, mais qu’avec l’urgence du départ je ne sais pas si c’est une bonne idée, blablabla. Note pour plus tard, ne plus déblatérer au sujet des excuses foireuses des mecs). Il insiste, disant qu’on n’est pas obligé de dormir ensemble, etc.

 

Et là, je ne sais pas ce qui se passe dans entre mes deux hémisphères gauches, mais je sors une pièce et lui propose de tirer à pile ou face. Pile, je viens avec lui, face je rentre chez ma mère (ben oui, à trois jours du départ j’ai lâché mon appart). Face. Je suis rentrée chez ma mère.

 

Comment se compliquer (un peu plus) la vie ? Je suis rentrée en France il y a deux mois, et ce garçon est mon colocataire depuis 3 semaines. Le pourquoi et le comment dans une prochaine note...

17.09.2006

A chacune sa traîne

       Je me dois de commencer ce blog par l’humiliation qui m’a décidée à écrire, non qu’elle soit la plus récente (déjà trois semaines ; bien d’autres ont eut lieu depuis !), ni qu’elle soit particulièrement originale (quoique...), elle a  seulement la particularité de m’avoir fait prendre conscience que mes humiliations récurrentes relevaient véritablement du don....

        Il y a trois semaines donc, je participais à un mariage. Je passerai rapidement sur le fait qu’être une jeune femme célibataire de 28 ans constitue en soi une humiliation suffisante. Et que j’assume pleinement mon célibat et que je revienne d’un an de voyage n’y changent rien, les remarques incessantes de la famille pouvant, je vous l’assure, vous faire oublier en quelques heures trente ans de féminisme. La journée avait donc été éprouvante ; une après-midi parsemée de remarques perfides, une soirée cauchemardesque à une table composée de couples, de femmes enceintes (trouvant hilarant de contraindre par leurs piaillements la seule célibataire de la table à aller à la chasse au bouquet), et enfin de mon cousin, célibataire lui aussi (« Tu sais, tu es vraiment magnifique, si je n’étais pas ton cousin, je tenterais ma chance... D’ailleurs, ne t’en fais pas, c’est sûr, tu vas trouver chaussure à ton pied »). Ce qui est sûr, c’est que quand on n’a rien demandé et qu’on était plutôt contente de son sort, ce genre de remarques réconfortantes vous fait sentir définitivement comme un vieux rebut. Bref, je tentais désepérément de me réconforter en me disant qu’au moins, auprès de toutes ces baleines, je pouvais toujours passer pour une jeune femme élégante et libérée...

Tout ça pour vous dire qu’après cette journée éprouvante, je n’espérais qu’une chose ; me coucher. Alors que je comptais mettre ce fabuleux projet à exécution et attendais le reste de la famille dans le couloir, mon frère me regarde d’un air interloqué : « Mais... Qu’est-ce qui dépasse de ta jupe ? ». Et là je reste pétrifiée. Mais vraiment. Je cours dans les toilettes pour enlever ... le long morceau de papier toilette blanc qui était resté coincé dans mon collant...

         Voilà, vous savez maintenant comment j’ai fait concurrence à la mariée et à sa traîne immaculée... A ma décharge et pour tenter de sauvegarder la peu de dignité qui me reste (A quoi bon, me direz-vous ?), je peux vous dire que d’ordinaire je ne porte jamais ô grand jamais de collants, et que c’est ce qui a causé ma perte. Et pour ce qui est de la question à cent mille dollars, à savoir depuis combien de temps j’arborais cette sublime parure, la réponse est « Je ne sais pas ! »...

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